Emission témoin

Dans le cadre de la formation de journaliste au CFJM, j’ai bénéficié de plusieurs stages au sein de la RTS qui m’emploie depuis plusieurs années. J’ai notamment eu l’occasion de travailler à RTSInfo à Lausanne, avec l’équipe DATA basée à Genève, ainsi que dans l’émission de radio « On en parle », diffusée sur La Première tous les jours, du lundi au vendredi, de 9h à 10h (format de l’émission jusqu’au mois d’août 2023).

« On en parle » est l’émission radio « conso » de la RTS. Sa mission est d’orienter les auditrices et auditeurs dans tout ce qui fait leur quotidien. Elle est animée par Philippe Girard et Yves-Alain Cornu.

Durant mon stage dans l’émission, entre mars et avril 2023, j’ai porté  à l’antenne six sujets différents. C’est l’un de ces sujets que j’ai décidé de présenter comme émission témoin. Il s’intitule « Médicaments périmés: que peut-on consommer sans risque? » .  Il s’agit d’un « Grand demi-dossier » de l’émission, soit un focus sur un thème ou une question particulière, liée ou non à l’actualité. Un format ouvert d’une durée  de 10 à 12 minutes environ.

>> A écouter: le sujet « Médicaments périmés: que peut-on consommer sans risque? » diffusé le 16 mars 2023 (12 minutes 15)

La liste des médicaments indisponibles ou disponibles seulement en quantité limitée ne cesse de s’allonger. A l’heure de la pénurie de médicaments que nous connaissons depuis plusieurs mois, certains produits en rupture se trouvent peut-être dans votre pharmacie de ménage. Mais que faire s’ils sont passés de date? Peut-on consommer sans risque des médicaments périmés? Éclairage avec Pierre Voirol, pharmacien-chef adjoint au CHUV de Lausanne, au micro de Philippe Girard et Lara Donnet.

Choix du sujet

Pour ce sujet radio, j’avais choisi de me pencher sur la consommation de médicaments périmés au moment où on parlait presque chaque jour de la pénurie de médicaments.

Avec deux enfants en bas âges souvent malades, et avec la pénurie de certains médicaments leur étant destinés, j’avais moi-même été confrontée à la question quelques semaines auparavant. En discutant avec mon entourage et avec des collègues, le constat était sans appel: on ne savait pas vraiment s’il était possible ou non de consommer les médicaments passés de date sans risque. Je trouvais le sujet très concernant et très utile, c’est la raison pour laquelle j’ai proposé ce sujet aux producteurs de l’émission qui l’ont immédiatement accepté.

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Médicaments périmés: que peut-on consommer sans risque? [Depositphotos]

Méthodologie

Pour ce traitement radio, j’ai commencé par faire beaucoup de recherches sur les médicaments concernés par la pénurie. J’ai aussi cherché les articles et les enquêtes effectuées sur la consommation de médicaments périmés. La question avait notamment été soulevée dans l’émission de la RTS « A bon entendeur » en 2016. Mais l’actualité méritait largement que l’on se penche à nouveau sur le sujet.

Rapidement, je me suis rendu compte qu’il me fallait surtout l’avis d’un spécialiste. Ce sujet ne pouvait pas être une simple chronique, il fallait faire une interview. Par le biais de plusieurs médecins du CHUV à Lausanne, j’ai obtenu les coordonnées du Dr Pierre Voirol, pharmacien-chef adjoint au CHUV, la personne idéale pour répondre à mes questions. Il a immédiatement accepté mon invitation à l’émission.

Après plusieurs échanges par mail, j’ai proposé un entretien téléphonique au Dr Voirol quelques jours avant l’émission, afin de bien comprendre le sujet et d’affiner au mieux les questions à lui poser à l’antenne. Le Dr Voirol s’est montré extrêmement pédagogue et très à l’aise pour parler du sujet, j’ai donc vraiment eu beaucoup de chance qu’il accepte ma demande d’interview.

Avant l’interview, j’ai écrit le canevas de mon entretien sur la base de mes interrogations, mais aussi sur ce que m’avait raconté le Dr Voirol lors de notre entretien téléphonique. Le travail d’écriture concernait évidemment les questions que j’allais poser, mais aussi les relances de l’animateur et mes interventions.

Pour des raisons pratiques, parce que l’horaire de l’émission ne convenait pas à mon invité, nous avons enregistré l’interview dans des conditions de direct, le jour précédent sa diffusion. En résulte un « Grand demi-dossier » très intéressant sur un sujet pertinent, d’actualité et particulièrement concernant. Par ailleurs, ce sujet entre parfaitement dans le mandat de l’émission dont la mission est d’orienter les auditrices et auditeurs dans tout ce qui fait leur quotidien.